NOTRE TOUR DU MONT PERDU

               Août 2001

DU LAC DES GLORIETTES à la cascade de FON BLANCA

           "Notre tour et ascension du Mont-Perdu, effectué du 31Juillet au 9 Août 2001", par Marie-Thé

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Le Mont Perdu tel qu'il nous apparut dans le petit matin du  diimanche 5 Août 2001

DU LAC DES GLORIETTES A LA CASCADE DE FON BLANCA

LUNDI 30 JUILLET 2001 Départ de Prinquiau à 1 heure 30 du matin, plus-tôt que prévu, à cause de deux puces excitées et d’un moustique qui ont précipité la levée des corps initialement prévue à 2 heures

Une lune au trois quarts jaune et légèrement voilée troue un ciel encore tout brûlant

La radio de bord donne de la voix et sur fond de « ziza »nous jouons au lasso sur le Pont de Cheviré…La lune s’habille d’orange…Le réveil matin un peu égaré sur la banquette arrière de la voiture se met à sonner : il est deux heures , l’heure prévue pour notre départ….Tiens ! La lune s’est encore changée, elle crève maintenant la nuit d’un rouge flamboyant.

Arrêt pipi et grignotage de pommes , il est trois heures du matin … Nous avons suivi la lune et, pour innover, l’autoroute jusqu’à Bordeaux. C’est bien , mais presque ennuyeux, de plus il n’y à pas un chat  ni sur l’autoroute, ni sur les aires de repos …ça manque et ça ne fait pas départ en vacances

Il est 5 heures 15 et nous avons passé Bordeaux , nous avons gagné plus d’une heure sur notre temps habituel , ça nous à coûté141 francs

Près de Aire sur Adour à Saint Germe exactement , pause petit déjeuner pris à cheval sur un banc ,place de la mairie…Hum ! ça fait du bien !…On repart , il est 7 heures30

Arrêt chez « Les Mousquetaires » de Tarbes pour le plein de carburant, il est 8 heures 20…ça y est nous « grimpons » les « échelles de Barèges »,Luz est là au bout des gorges ;Il est 9 heures15

Piscine, quelques mobilhomes en plus c’est tout ce qu’il y a de changé au camping du Bastan . Nous nous posons à peu près dans les parages habituels, sur le n° 41 exactement !

Alain me demande de l’aider à déplier les panneaux de la caravane, et Bloum !…au premier panneau je gagne une brique d’orange un peu éclatée , badigeonnée de compote Auchan, et riche en vitamines et en sucres , une majeure partie des provisions en est recouvert !…Deuxième panneau et le contenu du placard fini de s’étaler par terre !…J’avais pourtant tout calé , choisi judicieusement chaque emplacement …Et puis merde !… Y’a pas de quoi en faire un plat !…Sauf un plat de compote, car nous allons devoir finir les « débuts d’éventrés »

Mais ça m’embête cette marchandise gâchée même si nous n’avons pas perdu grand chose car …la compote,…nous l’avons mangée !…Seulement Alain , lui il déclenche déjà le plan ORSEC … «  et pourvu que les placards ne soient pas déhanchés » et « ça coule partout » et « ça va continuer à couler partout !…où ?…on sait pas ! et si on sait pas  eh bien un beau jour il ne faudra pas s’étonner que !…et…et…, » Et il ne finit pas ses phrases, mais te fait imaginer le pire des scénarios, il te fout les boules quoi !…

Bon j’ai épongé tout le magma, et je profite d’une petite accalmie pour téléphoner à Bébé et Mathieu

Il se fait 12 heures 30 , la salade de tomates et thon donne des signes de fatigue , ça fait quand même un bout de temps qu’elle devrait être dans le frigo !…Enfin on en mourra pas et y’a d’autres urgences qui font qu’on est pas près de manger c’est moi qui vous l’dit ! Entre autres il y a le compteur électrique qui n’arrête pas de disjoncter …On a vraiment l’impression qu’une série de catastrophes s’abat sur Alain à chaque arrivée sur le camping. Et je ne vous raconte pas le montage de l’auvent de caravane , enfin plus exactement des 30 centimètres de hauteur qu’il me manque …tous les ans…pour que ça se passe sans douleurs et avec efficacité

Tiens j’allais oublier : nous avons retrouvé nos deux jeunes « 33 » avec qui nous avions pris l'apèro il y a deux ans ,Sonia et Christophe.

Petit tour à LUZ, …Météo…Champion…Achats de cartes…Retour au camping  , on s’étale à l’ombre, il fait chaud et même vraiment très chaud !…

On va peut-être commencer à « marcher sur la lune »mercredi !…Mais il nous faut d’abord trouver la « navette spatiale » qui pourra nous déposer au pied du lac des Gloriettes .

 

18 Heures30 !Le grand départ sera pour demain soir ! ,nous avons trouvé la « navette33 »pour nous déposer au pied du lac des Gloriettes, elle sera pilotée par nos deux jeunes Girondins

Repas, pâtes, lardons, pour « stocker du carburant »pour les jours à venir !…

20 Heures 30, il fait toujours très chaud.

 

MARDI 31 JUILLET (Début de l’aventure) Bivouac dans la vallée d'Estaubé

 

Tout d’abord grasse matinée et après midi au bord de « notre torrent » où nous retrouvons « notre emplacement » et « notre rocher » sur lequel nous avons l’année passée graver nos initiales…Retour au camping pas trop tard pour une dernière vérification des sacs. Un sac de 8kgs pour moi et un de 20kgs pour Alain

La « navette spatiale »nous a déposé à 18 heures 30, et à 18heures31 nous sommes en « apesanteur » de… 8kgs et 20 kgs !… Nous croisons sur les bords du lac des Gloriettes une flopée de « martiens »qui regagnent légers, légers…la civilisation. Nous, nous avançons au-delà du lac et marchons 20 minutes avant de trouver  l’aire de bivouac idéal, même s’il est déjà occupé par quelques autres humains…

Alain depuis qu’il a fini de monter la tente, sur un plat herbeux, à vingt pas du torrent, a la « jactance » d’une pie, pour vous dire : ça fait bien un quart d’heure  que j’essaie de « coucher » sur le papier les premières  minutes de notre périple, et que je n’y arrive pas .Tout d’abord il parle , et il parle encore tout en commençant à manger les fruits secs ,puis il s’apprête à entamer les barres de chocolat, alors qu’il est l’heure de faire la soupe !

Nos voisins d’un soir sont venus nous saluer ,ils ont débarqué en train+navette à Luz, et « randonnent comme ça… » toute leurs vacances

De notre « igloo »nous avons vue sur le sentier et regardons passer les derniers randonneurs parmi eux une vraie troupe familiale cherche elle aussi où s’installer , bébés, « pitchouns »,et parents, …Toute une colonie !

Alain s’est tu, et passe aux choses sérieuses : il prépare la soupe ;Un moustique vient m’agresser j’espère qu’il n’a pas de frères et sœurs

Il est 20 heures15 ,nous finissons de manger notre soupe …excellente !. Un paquet de « Pasta alla Panna »est entrain de cuire , j’espère que ce sera bon car il a lui beaucoup de frères dans nos sacs à dos              

Nous avons une vue magnifique sur le fond de la vallée d’Estaubé  les cimes sont enneigées et l’on aperçoit le dôme tout blanc du Mont Perdu Cette année il y a beaucoup de neige, elle est présente dans le couloir de la Brèche de Tuquerouye jusqu’au dessous de la borne

 

Notre toile est installée à 1700 mètres d’altitude environ .Il fait bon !…Hum ! c’est bon les « pasta alla panna » ! Et maintenant ?…Un petit café ou un chocolat liègeois ?…Un café un peu délavé certes ! mais un café tout de même !…

Alain s’en va faire la vaisselle au torrent , il se « les caille » !L’eau est froide, très froide !…Il a l’onglée …Autour de nous tout dors …Il n’y a plus que nous à « traîner la savate » , encore un petit tour le long du torrent et nous regagnons notre « terrier » , il est 21 heures 40, extinction des feux !…

 

MERCREDI 1er AOUT du lac des Gloriettes à PINETA en passant par le col de PINEDE

 

Pour ce qui est du confort de notre couchage il mérite une note de 8 sur 10 : les oreillers, les matelas, les duvets : rien à redire Mais en ce qui concerne la sono , le « petit ruisseau » d’à coté, nous a franchement cassé les oreilles toute la nuit !…Enfin pas beaucoup dormi mais en forme au lever !Il est 6 heures et des piles électriques « circulent » déjà sur le sentier .Pliage de la toile, sacs à dos refaits, café et céréales ingurgités , il est 7 heures 30 lorsque nous nous mettons en marche pour PINETA via le Port neuf de PINEDE , ou COL DE PINEDE

          J’ai un bon rythme de marche, Alain un peu moins…C’est d’ailleurs l’objet de notre premier « accroc » verbal. Soit ! j’aurai pu et dû l’attendre un peu plus …ce que je ferai par la suite . Il a des crampes dans les mollets , mal partout, il ne va pas bien…Il perd une gourde toute neuve dans une crevasse …Je l’attend au moins une demie-heure en tout  Nous arrivons au col à 11heures 45, nous sommes tout de même dans les temps !…

Au col il fait bon et beau temps , il y a deux jeunes espagnols arrivés depuis Pineta ,ainsi que deux jeunes français dont l’un a gravi une partie du col en notre compagnie. Nous grignotons quelques fruits secs et autres barres ,puis pendant qu’Alain fait des photos je m’inquiète de repérer le sentier de la descente vers Pineta …je ne sais pas pourquoi mais je pressens déjà le  « truc pas façile » , mais je me rassure en me disant qu’on doit rapidement « tomber » sur un ;sentier plus verdoyant et moins raide que celui qui démarre là sous mes pieds .Mais je « pressentais »pas assez !…C’était le pire du pire …Une descente aux enfers . Jusque là ,dans ma tête , Pineta c’était un mot que je chantais , quelque chose comme : « Pineta…Pineta …tra la la lalaire » une récompense quoi !…Une descente en sautillant, le cœur léger, les sacs ne pesant plus rien dans nos têtes ni sur nos épaules .Mais pendant 2 heures et demie nous vivons l’horreur , sans aucun répit , avec pour chacun de nous deux à maintes reprises le risque de la chute mortelle à laquelle on échappe grâce à je ne sais quel miracle Des moments dramatiques pour l’un et l’autre , durant lesquels les forces vous abandonnent , les sacs à dos poussent, les mains n’agrippent et ne retiennent plus rien , la mort vous apparaît un instant (Même Alain finira par raconter ces moments là plus tard le soir…et mes fesses et le bras d’Alain badigeonnés au mercurochrome ne sont pas près d’oublier)…Pas de sentier , mais une pente raide ,de gravillons roulants sur la roche lisse ,et nous entraînants à terre à chaque instant, un cauchemar interminable

          Après 2 heures 30 de cette descente périlleuse nous nous trouvons à hauteur d’un névé où nous rejoignons les deux jeunes Français rencontrés au col et deux couples qui terminent leur tour du Mont Perdu : ils n’ont jamais connu ça de toute leur randonnée de 7 jours , et eux aussi qualifient cette descente d’horreur !…

          Un troisième couple connaît plus de difficultés encore , l’homme prend le sac de sa femme , le descend plus bas , puis remonte chercher sa femme , et ce jusqu’à ce que quelqu’un aille lui prêter main forte !

          Mais ce n’est pas fini , nous pensions être au bout de nos peines mais il nous reste encore à descendre pendant 1 heure 15 sur un sentier correcte cette fois , mais nous sommes complètement épuisés , à bout de force …On marche et on marche encore , la tête vide …On bute ,on fléchit, on arrive lessivés à Pineta , il est 18 heures10, il nous aura fallu 4 heures ¼ pour descendre depuis le col , pour 2 heures données sur le guide

Nous nous installons sur l’aire de camping , nous essayons de reprendre nos forces et nos esprits !…Pendant qu’Alain monte la tente je fini par trouver le seul bloc sanitaire existant : 5 douches en plein air (eau froide) alignées contre une haie , des lavabos installés à ciel ouvert , et des wc à « la turc »que l’on se doit de finir de nettoyer au tuyau d’arrosage ;. Bon ! soulagée donc…je repars en direction de la toile par ce que je crois être un raccourci , et , je ne sais comment je fais , mais je me perds ! Je tourne et vire pendant au moins un quart d’heure dans un milieu hostile d’espagnoles , les seules personnes serviables rencontrées étant deux marseillais qui me propose de monter dans leur voiture , ce que bien sûr je refuse …Bref !…Comme si je n’avais pas assez marché il me faut arpenter en long et en large cette aire sauvage .

On mange au bar installé sur l’aire deux énormes sandwichs (1/2 pain chacun ) avec du lard chaud, deux cafés , une bière et une bouteille d’eau, il nous en coûte 1600 pesetas , soit 64 francs

          De retour vers la toile les premiers éclairs annonciateurs d’orage apparaissent vers 20heures30 les premières gouttes de pluie aussi , nous nous replions dans notre abri…J’en « lâche un », Alain est indisposé, il oublie qu’il est « à poil »et ouvre en grand la toile, en face il y a du monde…forcément !…

          Dans sa nuit agitée Alain m’envoie « une baigne » …A minuit un espagnole monte sa toile …Le bruit du torrent ne baisse pas d’intensité…Bref !nuit moyenne durant laquelle les retournements sont limités pour moi du fait de mes fesses endolories et pour Alain qui a des douleurs un peu partout et mêmes des aphtes dans la bouche

 

JEUDI 2 AOUT, repos à PINETA

 

Nous décidons de rester pour la journée à Pineta

Nous faisons l’achat de deux boîtes de conserves au bar … nous allons manqué de café …Nous avons retrouvé, installés près des sanitaires l’homme et la femme qui étaient en très grande difficulté hier , nous échangeons quelques paroles et nous apprenons qu’ils sont originaires de la Vallée de Chevreuse en région Parisienne , nous les retrouverons vraisemblablement demain à Fon Blanca puisqu’ils font le même parcours que nous .(A noter que pendant l’échange avec la « vallée de Chevreuse »il à été question du poids du sac qui théoriquement doit être en rapport avec le poids du porteur , et ne pas dépasser 1/5 de ce poids et qu’à cette occasion Alain s’est montré très modeste ,annonçant un poids de 80kgs,tout en affichant sans retenue , une bedaine qui ne pouvait pas passée inaperçue .

Nous sommes maintenant à l’ombre d’un « demi-arbre », nous allons aller nous prendre un café au bar puis descendre jusqu’au refuge de Pineta qui se trouve deux kilomètres plus bas . Nous téléphonons à Mathieu, il donnera de nos nouvelles à l’entourage

          Finalement nous avons pris un coca et une bière au refuge de Pineta , et nous sommes allés au départ du sentier pour le Col d’Anisclo, au moins nous sommes prévenus : il faudra d’abord traverser le Rio Cinca et prendre un bain de pieds glacé avant d’entamer la « ballade »

          Au refuge de pineta , nous avons trouvé des sachets de café, deux francs le sachet ,c’est pas donné, mais nous n’avons pas le choix

          De retour sur l’aire de camping nous avons retrouvé la « vallée de Chevreuse »et nous sommes invités à prendre un café Ils sont « rigolos »,un peu « azimutés »mais très sympas, lui un grand gaillard de 100 kgs,a fait beaucoup de montagne, mais semble avoir très peu de mémoire ; elle ,blanche, très transparente , 70 kgs (elle l’ a dit), n’aime pas trop la montagne mais ne rechigne pas…Gentille !; Ils mangent « juste une petite soupe avec du vermicelle »le soir !…Nous on s’est enfilé , une soupe, une boîte de pois chiche, et trois « vache qui rit »

          Il est 18 heures lorsque nous les quittons et que de retour sous notre toile je commence la lecture de mon carnet de bord à Alain . Peu de temps après nous les voyons rappliquer la casquette à Alain à la main , elle était restée près de leur toile….Nous bavardons de nouveau jusqu’à 20 heures…C’est pendant ce temps qu’ils découvriront , étonnés, derrière nous ,le fond de la vallée , le Cirque de Pineta ,et le port puis la descente de Pinède où ils ont tant soufferts hier soir . Ils découvrent , ou redécouvrent, mais n’en reviennent pas !…

          Il est 21 heures, nous avons rangé « grosso-modo » nos sacs , je vais faire un chocolat liégeois à Alain (qui pu des pieds…) Nous avons « carotté »une nuit de camping et réglé à l’encaisseur la somme de seulement 32 francs. Il nous revient à l’esprit et nous en sourions , que nos amis de la « Chevreuse » ont trouvé les sanitaires très propres, ils ont même insisté sur ce fait , mais nous , pas convaincu , n’avons rien répondu. Alain vient de me demander à qui est le polaire qui traîne par terre ? en me regardant moi qui ait le mien sur le dos…Un peu « azimutés » les mecs en montagne…heureusement que je garde toute ma tête

 

VENDREDI 3 AOUT, de Pineta à FON BLANCA par le col d'ANISCLO

 

Il a plu une grande partie de la nuit , de grosses averses, nous nous levons quand même vers 6 heures , Alain file aux sanitaires et passe voir si « la vallée de Chevreuse » est levée …nenni ! …on se tâte…Je vais à mon tour aux sanitaires , il pleut…La « vallée de Chevreuse » est levée, lui a déjà le poncho sur la tête …Je lui demande :  « vous partez ? », il me répond par une autre question : « pourquoi ?…ça vous dit pas ?… » ben…si ! finalement on va y aller , on ne va pas non plus passer nos vacances à Pineta …On plie, c’est trempé ;.Il est 7 heures 30  lorsque nous partons…petit tour discret par la « vallée de Chevreuse » , ils sont toujours là !…On « s’enquille » la descente jusqu’au refuge de Pineta , les mollets, les cuisses, mêmes nos épaules crient « …de grâce !… » Nenni…nenni…On ne cèdera pas …8heures on passe les différents bras du Rio CINCA, car en fait de bains de pieds, on en prendra 3…Arrêt pour changer de chaussettes …On redémarre à 8 heures 15 ,et en route pour le col de Anisclo…(2440mètres) La raideur de la pente n’est agrémentée ni d’un petit plat, ni de la moindre petite descente …En clair nous en bavons avec un mur en permanence à gravir avec en prime quelques petites barres rocheuses ou autres passages délicats qui nécessitent soit quelques pas d’escalade, soit que nous mettions les mains… Le temps m’inquiète, les nuages nous cernent , je crains de finir sous l’orage …Nous arrivons au col à 14heures 15, soit 5 heures1/2 de marche comme prévu, (pour une dénivelée de 1120 mètres), à peine même, car on  s’est arrêté plus d’une demie-heure. Il fait très froid au col, et le temps et le paysage sont complètement bouchés ,

          Nous entamons la descente sur FON BLANCA , nous croisons un homme qui arrive depuis Fon Blanca au col d’Anisclo, il est inquiet, il a une sérieuse tachycardie avec de l’ordre de 200 pulsations par minutes , nous lui signalons qu’au col se trouvent trois jeunes espagnoles équipés d’un téléphone portable, et lui conseillons de voir avec eux pour éventuellement prendre l’avis d’un médecin

        Nous continuons notre descente dans le brouillard , nous sommes gelés, et très contents de pouvoir enfiler gants, bonnets, et écharpes. Nos jambes n’en veulent plus sous le poids de nos sacs ; je me ramasse d’ailleurs  « une gamelle » Nous allons mettre 2 heures 30 à descendre , au lieu de 1heure30 prévue, ce qui nous fait arriver à 18 heures à Fon Blanca. Nous dressons notre toile près des « chutes » du Rio Vellos, rive droite ,à dix pas de la passerelle Il fait toujours froid et gris . On se fait une gratinée et une pâtes fromage .Il y a tellement de vent qu’Alain essaye de faire chauffer la soupe dans la toile , opération très délicate , qui se solde par la moitié du liquide renversé dans la toile , et les choses se compliquent encore lorsque pour toute éponge vous n’avez qu’un morceau de tissus grand comme un mouchoir de poche !…Bref !…Après s’être bien rempli le gosier nous montons voir la cabane dominée par la puissante cascade de Fon Blanca, et qui fait face au rocher abri .Là nous retrouvons les trois jeunes espagnoles rencontrés au col de Niscle qui ont investi la cabane et ont monté leur « igloo » à l’intérieur . La zone environnant la cabane es t marécageuse , (l’eau sourde de partout,) et envahie de fougères et de hautes plantes à grands feuillages.

          A 20 heures : grand soleil et ciel bleu !… ? Après toute une journée sans, c’est rageant ! Un dernier coup d’œil sur le haut du sentier pour voir si les deux de la vallée de chevreuse , qui théoriquement doivent nous suivre , arrivent …Nenni…Alors on se couche…On est complètement lessivés

le long du lac des Gloriettes, lourdement chargée

Bivouac au-dessus du lac des Gloriettes

Alain en direction du col de Pinede

la vallée de Pineta depuis le col de Pinede

en descendant sur Pineta émerge le Mont Perdu

notre petite toile perdue sur l'aire de PINETA...

Marie-Thé en montant vers le col d'Anisclo

idem, mais dans une autre possition!...

Col d'Anisclo passé, descente sur Fon Blanca

le rio Vellos à FON BLANCA

à Fon Blanca, Marie-Thé prépare les matelas...

Fon Blanca

Notre toile devant la cascade de FON BLANCA

Marie-Thé,lors de notre premier bivouac du circuit, alors que le jour se lève sur la vallée d'Estaubé

DU LAC DES GLORIETTES à la cascade de FON BLANCA